Des orchidées fleuries originales : Phragmipedium Memoria Dick Clements.

Phragmipedium Memoria Dick Clements

Phragmipedium Memoria Dick Clements


Si vous souhaitez partir à la découverte du vaste monde des orchidées en adoptant une nouvelle protégée, pourquoi ne vous laisseriez vous pas séduire par des formes et des couleurs différentes des sompteux phalaenopsis hybrides que vous cultivez très probablement déjà ?

Afin de sortir des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir, au fil des semaines, des orchidées actuellement en fleurs dans nos serres et que nous proposons à la vente.

Attachés à la vaste famille des Sabots-de-Vénus, les Phragmipedium sont originaires d’Amérique du sud. Contrairement aux Paphiopedilum, leurs cousins d’Asie plus connus par le grand public, ils portent des feuilles en forme de ruban, assez longues, formant assez rapidement des touffes drues et vigoureuses. Les longues tiges florales sortent du coeur des nouvelles pousses arrivées à maturité.
Ces orchidées produisent beaucoup de racines qui colonisent rapidement tout le pot de culture.
Phragmipedium Memoria Dick Clements a été enregistré en 1992. Il est le résultat du croisement de Phragmipedium lindleyanum var. sargentianum et de Phragmipedium besseae. Ses fleurs rouge cerise de 9cm apparaissent successivement en haut d’une tige bien droite. Une floraison assurée pendant des semaines ! La floraison peut intervenir à n’importe quel moment de l’année.
Un emplacement lumineux à température ambiante (en moyenne 18°C/22°C), des arrosages réguliers (plus copieux l’été lorsqu’il fait beau et chaud), un mélange de culture approprié et de l’engrais « orchidées » à petite dose un arrosage sur deux suffiront à faire prospérer cette belle élégante.

Phragmipedium Memoria Dick Clementsdisponible sur lorchidee.fr

Phragmipedium Memoria Dick Clements

Phragmipedium Memoria Dick Clements

Phalaenopsis bellina et violacea

Phalaenopsis bellina

Phalaenopsis bellina

Phalaenopsis bellina (Christ., 1995) et Phalaenopsis violacea (Witte, 1861). Malaisie et Indonésie.

Origine – habitat.

Pendant très longtemps, Phalaenopsis bellina était regroupé avec Phalaenopsis violacea, bien que les deux plantes présentes des différences notoires. Cependant, et du fait de ces différences, Phalaenopsis bellina était alors vendu sous le nom de Phalaenopsis violacea var. bellina puis, plus récemment, sous le nom de Phalaenopsis violacea var. Bornéo. En 1995, Phalaenopsis bellina a été reconnu comme une espèce à part entière.

Phalaenopsis bellina est originaire de l’île de Bornéo (partagée entre trois états, la Malaisie, l’Indonésie et le sultanat de Brunei).

Phalaenopsis violacea, quant à lui, est présent en Malaisie péninsulaire et sur l’île de Sumatra.

Description.

Végétation

Les deux espèces ont une végétation assez similaire caractérisée par de larges feuilles vert pâle mesurant en moyenne 30cm de long par 15cm de large. Parfois, certains spécimen de Phalaenopsis bellina portent des feuilles beaucoup plus longues. Ces feuilles larges sont également caractérisées par des ondulations. La plante a très souvent tendance à adopter un port retombant et à pousser en biais sur le pot.

Les tiges florales sont courtes et refleurissent plusieurs années de suite. Il faut donc éviter de les couper tant qu’elles sont vertes.

Floraison

Elle peut intervenir toute l’année avec un pic à la belle saison, du printemps à l’automne. Les fleurs, de 5 à 6cm, sont étoilées, cireuses et de longue durée. Elles apparaissent sporadiquement sur les tiges florales et sont parfois solitaires ou par groupe de 2 ou 3. Bien que proches, les deux espèces se distinguent essentiellement par la couleur des fleurs et leur délicieux parfum respectif.

Phalaenopsis bellina : les pièces florales sont teintées de vert pomme, cette couleur étant plus pâle au centre de la fleur. La base des sépales inférieurs et fortement marquée de magenta vif. Le labelle est magenta et la colonne est également teintée de magenta plus ou moins vif. A noter que la teinte verte vire au jaune au fur et à mesure que la fleur vieillit.

Il existe quelques variétés botaniques (principalement alba et coerulea).

Le parfum appartient nettement à la famille des agrumes (citron, bergamote).

Phalaenopsis violacea 'Indigo Red'

Phalaenopsis violacea 'Indigo Red'


Phalaenopsis violacea :
les pièces florales présentes une teinte allant du rose au violet plus ou moins uniforme. La pointe des sépales et des pétales est marquée de vert.

La couleur est plus uniforme sur les fleurs des plantes de Sumatra que sur celles provenant de Malaisie.

Le parfum est à tendance florale (muguet ?) avec une petite pointe de cannelle.

Cette espèce étant assez versatile, il existe quelques variétés botaniques (alba, coerulea, Sumatra, Malaysia) et de nombreuses sélections basées sur les variations de couleur (Indigo, Blue Norton, Indigo Blue, Blue Krulls Smith, Indigo Red, Dark Red,  etc..).

La population provenant des îles Mentawai (à l’ouest de Sumatra) pourrait être considérée comme une espèce à part entière tant ses différences sont caractéristiques, notamment la tige florale longue et bien dégagée du feuillage (plusieurs dizaines de centimètres).

Culture.

  • Lumière et température.

Dans la nature, ces deux espèces poussent à basse altitude en zone chaude, humide et ombragée. Il faudra donc veiller à les protéger soigneusement des rayons du soleil de mars à septembre. Elles sont peu gourmandes en lumière et pourront être cultivées en compagnie de Paphiopedilum.

Une ambiance relativement chaude est nécessaire à l’épanouissement de ces deux Phalaenopsis et la température ne devra pas descendre en dessous de 18°C. Pendant la journée, la température pourra monter à 30°C si l’humidité ambiante est élevée (avec une bonne ventilation) et les arrosages effectués en conséquence.

  • Arrosage et engrais.

Compte tenu de leur origine, ces orchidées demandent des arrosages réguliers toute l’année et ne devront jamais voir leurs racines sécher complètement. L’eau devra être non calcaire et à température ambiante.

L’engrais sera appliqué en fonction de la croissance des plantes et toujours après un arrosage classique à l’eau claire.

Du printemps à l’automne, vous pourrez distribuer de l’engrais au rythme d’un arrosage sur deux, en alternant de l’engrais type croissance (équilibré) et de l’engrais de type floraison (appauvri en azote).

L’automne et l’hiver, préférez un engrais de type croissance qui sera appliqué une fois par mois.

  • Rempotage

A effectuer à partir du printemps. Cette opération pourra être réalisée classiquement tous les deux ou trois ans en utilisant un substrat pour orchidées à base d’écorces de pin de granulométrie assez grosse pour assurer un bon drainage des racines.

Ces deux espèces peuvent également être cultivées en panier ou directement en épiphyte, accrochées sur une plaque de liège. Elles prendront alors leur port caractéristique en « oreilles de cocker ».

Astuce de culture :
La forme des feuilles et les ondulations qui les parcourent favorisent l’apparition de pourriture au coeur de la plante ou sous forme de tâches sur les feuilles.
Afin d’éviter ce problème, lié à la stagnation de l’eau sur les feuilles après un arrosage, pensez à cultiver ces plantes avec le pot incliné à 45° (en le calant avec un petit tasseau, par exemple). Ainsi, les feuilles prendront un port retombant et ne conserveront pas l’eau.

Phalaenopsis bellina et Phalaenopsis violacea sont en vente sur Lorchidee.fr.

Phalaenopsis bellina dans la nature

Phalaenopsis bellina dans la nature

Nouveaux horaires d’ouverture de nos serres

Nous venons d’étendre nos horaires d’ouverture : nous sommes désormais ouverts le vendredi et le samedi de 10h à 19h non stop.

Nos expositions d’orchidées : mise à jour du calendrier

Nous venons de mettre à jour le calendrier des expositions auxquelles nous participons ou que nous organisons dans nos serres de Boissy (Portes Ouvertes). A consulter www.lorchidee.fr

Les Ateliers de Philippe Lecoufle : mise à jour du calendrier

Nous venons de mettre à jour le calendrier des ateliers de Philippe Lecoufle jusqu’en juin 2012. A consulter sur www.lorchidee.fr

Angraecum bosseri

Angraecum bosseri

Angraecum bosseri

(Bosser et Morat., 1972). Madagascar.

Syn. Angraecum sesquipedale var. angustifolium

Origine – habitat.

Cette orchidée est endémique de Madagascar où elle croît dans les forêts caduques saisonnières sèches du sud-ouest de l’île, dans la région de Toliara (Tuléar).

C’est une plante épiphyte qui fleurit en août/septembre dans son habitat d’origine.

Description

Cet Angraecum ressemble très fortement à Angraecum sesquipedale avec des feuilles en ruban disposées sur le même plan, en éventail, et de couleur gris vert. En revanche, deux grandes caractéristiques permettent de distinguer les deux espèces :

– Angraecum bosseri arbore des feuilles présentant un resserrement des feuilles sur leur première moitié (feuilles « en gouttière ») alors qu’Angraecum sesquipedale a des feuilles rubanées sur toute leur longueur.

– enfin, cette charmante espèce dépasse rarement les 40/50cm de haut, ce qui est bien plus raisonnable que le mètre atteint par Angraecum sesquipedale au bout de plusieurs années de culture.

En Europe, la floraison intervient généralement en fin d’année, plus rarement en automne.

Les hampes florales axillaires (latérales), souvent au nombre de 2 ou 3 sur les plantes adultes, portent en moyenne 2 grandes fleurs étoilées et cireuses de 14cm. Ces dernières sont munies à l’arrière d’un éperon nectarifère de 20cm et sont blanc ivoire. Leur parfum caractéristique se dévoile uniquement la nuit, étant fécondées par des papillons nocturnes. Les fleurs sont très similaires à celles d’Angraecum sesquipedale, si ce n’est leur taille un tout petit peu plus petite.

Culture

  • Lumière et température.

Cette orchidée demande un emplacement très lumineux pour croître et fleurir correctement. De mars à octobre, prévoir un voilage pour tamiser les rayons directs du soleil. Cette protection pourra être retirée le reste de l’année. Dans nos serres de Boissy Saint Léger, nos plantes-mères d’Angraecum reçoivent pendant l’hiver les rayons directs du soleil levant jusque vers 11h. En été, le soleil étant plus haut, cette exposition directe est plus courte, les rayons solaires étant rapidement tamisés par les toiles d’ombrage.

Il s’agit clairement d’une orchidée appréciant les ambiances chaudes, une température minimum de 15°C lui assurant le confort nécessaire. Pendant la journée, la température pourra monter à 30°C si l’humidité ambiante est élevée et les arrosages effectués en conséquence.

  • Arrosage et engrais.

Cette espèce demande des arrosages réguliers toute l’année. L’eau devra être non calcaire et à température ambiante.

Comte tenu de sa taille réduite (pour le genre), Angraecum bosseri est généralement cultivé dans des pots de taille raisonnable (un Ang. bosseri adulte est à l’aise dans un pot de 16cm de diamètre). Par conséquent, les arrosages pourront être cadencés à 1 fois par semaine, voire 2 fois par semaine l’été en période de forte chaleur. L’hiver, si la température nocturne est relativement fraîche, les arrosages pourront être réduits à 1 fois tous les 10 jours.

L’engrais sera appliqué en fonction de la croissance de la plante et toujours après un arrosage classique à l’eau claire.

Au printemps et en été, vous pourrez distribuer un engrais équilibré au rythme d’un arrosage sur deux.

L’automne et l’hiver, préférez un engrais de type floraison (appauvri en azote) qui sera appliqué une fois par mois.

  • Rempotage.

A effectuer à partir du printemps. Cette opération est peu appréciée des Angraecum mais demeure cependant indispensable dès que le substrat commence à se décomposer et à retenir trop l’eau (phénomène éponge). Adaptez la grosseur du substrat en fonction de la taille du pot mais préférez toujours un substrat un peu plus gros que trop fin, les racines d’Angraecum bosseri étant sensibles à la pourriture. Un mélange drainant, à base d’écorce de pin, par exemple, est idéal. Après avoir retiré le pot, ne déroulez pas la motte. Eliminez l’ancien substrat entre les racines en le délogeant à l’aide d’un bambou, tournez la plante à l’envers, supprimez les racines mortes, regarnissez les trous avec du substrat neuf et enfin retournez rapidement la plante dans le pot neuf et légèrement plus grand. Finissez de combler avec du substrat neuf. Tassez fortement le mélange. Pendant le mois qui suit contentez-vous de brumiser la surface du pot tous les jours. Reprenez ensuite arrosage et fertilisation. Un Angraecum dont les racines ont été malmenées ou tronçonnées va stagner pendant une ou deux années avant de reprendre une croissance régulière et surtout de refleurir.

Pour tous ceux qui sont effrayés par la « grande » taille d’Angraecum sesquipedale, voici une espèce qui en présente tous les avantages sans les inconvénients.

L’Angraecum bosseri est en vente sur Lorchidee.fr.